Les états généraux de la révolution numérique entre émancipation et aliénation

Intervention de Danièle Bourcier le Samedi 19 mars

Licence créative commonsou/et droit d’auteur ?

La Révolution numérique, avec les réseaux « pair à pair » et la possibilité de dupliquer une information à un coût marginal presque nul, a remis en cause la notion de propriété intellectuelle. Cela peut permettre comme jamais de partager les connaissances et les savoirs et de créer des biens communs numériques. Il y a un véritable affrontement entre les partisans du « libre » et ceux qui veulent tout breveter et tout cadenasser. Mais, en même temps, cela pose les questions du respect des droits d’auteurs et de la rétribution de ceux-ci, du juste retour sur des investissements en R&D. Ceci implique de créer une toute autre économie politique reposant sur le marché basé sur la seule valeur d’échange Les licences créative commons se veulent une réponse aux questions nouvelles posées par la Révolution numérique et aux limites actuelles des législations sur le copyright. Leur but est de fournir un outil juridique qui garantisse à la fois la protection des droits de l’auteur d’une oeuvre ou d’une création et la libre circulation du contenu de cette oeuvre ou création, ceci afin de permettre aux auteurs de contribuer à un patrimoine d’oeuvres et de créations accessibles librement par tous.

Danièle Bourcier - Responsable scientifique de Creative Commons France, directrice de recherche au CNRS
Auteure de La sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit, avec Pek Van Andel, Paris, Hermann