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Fanny BAKLOUTI

Doctorante - science politique

Sujet de thèse : L’inclusion des étudiants handicapés à l’Université : construction et mise en œuvre d’une politique sociale

sous la direction du professeur Yves Surel

Résumé :

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pose une obligation pour les Universités : inscrire et accompagner les étudiants handicapés. Cette loi globale, censée couvrir tous les aspects de la vie sociale des personnes handicapées, marque l’avènement du modèle de l’inclusion sociale en France. En principe, cette nouvelle politique publique relève de ce modèle, induisant un principe de non-discrimination.

Cependant, si la mise en œuvre de cette disposition est obligatoire, les universités sont soumises à une double contrainte. Tout d’abord, au départ, il ne s’agit que d’un principe, les moyens de mise en œuvre n’étant pas déterminés. La mise en place de divers instruments d’action publique s’est faite de manière progressive, mettant aux prises un ensemble d’acteurs intra-universitaires et extra-universitaires. De plus, cette politique publique implique une individualisation de l’accompagnement des étudiants mise en œuvre par les agents des cellules handicap des universités, contrecarrée, notamment par des restrictions budgétaires et une pluralité des ressortissants de cette politique publique.

Par conséquent, la mise en œuvre de cette politique publique, au local, a fortiori dans un contexte d’autonomie des universités, semble recouvrir des réalités diverses.

L’objectif de cette thèse est de mettre en lumière les transformations institutionnelles ayant eu lieu dans les universités au prisme de cette politique d’inclusion des personnes handicapées. En outre, il s’agira d’analyser cette politique publique à la lumière des nouveaux principes directeurs des politiques du handicap d’une part, et de la politique de l’enseignement supérieur d’autre part. Par conséquent, il s’agit de déconstruire l’ensemble dispositifs et instruments mis en place dans le cadre de la réforme de 2005, ainsi que la loi dite « Fioraso » du 22 juillet 2013.